Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 12:59
- Par Gilles - Publié dans : Socio-Politique

Je ne tergiverserai pas sur la grandeur de l’événement, tant son contexte et son importance sortent de l’ordinaire. Ainsi, depuis le samedi 30 Janvier 2010, les  grosses cylindrées de l’arène politique béninois ont matérialisé davantage leur ferme intention d’affronter les prochaines joutes électorales en ordre de bataille.

     Pour ma part, l’initiative mérite et suscite à juste titre admiration et encouragements. Mais au-delà de cette intention maintenant déjà trop exprimée, se pose un réel défi à relever : celui d’assainir afin d’aérer notre univers politique. Les béninois- s’ils ne le disent pas souvent, ils le pensent assez, et le murmurent dès qu’ils en ont l’opportunité- ont plus que marre de voir solliciter leur suffrage par un parterre de présidentiables aux compétences –si compétence il y a- ignorées, pour ne finir qu’à se contenter du seul critère de fils du terroir. C’est justement pourquoi cette fédération des cinq blocs politiques influents de notre pays me parait à plus d’un titre salvatrice.

       En fait, que ce nouvel parti naissant gagne le pouvoir en 2011 – et ce serait tant mieux pour les béninois, car étant pour le moins déçus par l’actuelle gestion tant mensongère, corrompue, imprévoyante que non consensuelle- ou non, ce qui doit rester irréversiblement acquis est cette fédération –et non ce regroupement- ou tout simplement ce nouvel parti politique à envergure national. Si ces leaders de l’UN ont bien fait d’aller en convention pour asseoir leurs textes originels, et même au lendemain commencé une vulgarisation des issus desdites assises à leurs militants de base via médias et meetings, je souhaiterais à l’instar de milliers de jeunes – à défaut d’exiger- qu’ils fassent une campagne de militantisme réel, sur la base des idéologies profondes de leur parti. Et de là, nous espérons ne plus assister aux foules de militants venus juste impressionner les caméras pour des perdièms ; nous pourrons aussi nous vanter d’avoir un parti où règne la démocratie à la base, où le candidat qui défendra ses couleurs est celui indiqué par les primaires.

    Tous les hommes politiques de notre pays sont en effet d’accord – ne serait que théoriquement- qu’il est une nécessité que les béninois doivent comprendre les compétences réelles de gestion d’Etat de celui qu’ils élisent ; en témoigne illusoirement les multiples livrets et dépliants propagandistes qui pullulent les villes pendant les campagnes électorales. Mais ce dont il s’agit précisément est le débat d’idées –devant caméras et micros- : Monsieur le candidat, pourquoi pensez-vous que vous méritez la Marina mieux que votre adversaire ? (Attention aux ragots) En quoi votre programme de société est-il meilleur au sien dans le domaine de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, du commerce,  de l’économie, des sports, de…, de … ?

   Il reviendra ainsi même à mon oncle paysan de Logozohè de choisir entre deux –ou au pire plusieurs- propositions qui lui sont clairement explicitées, car on ne choisi  qu’après comparaison, et on ne compare qu’après compréhension. C’est cela la démocratie à la base. C’est pourquoi la formalisation de l’UN me parait comme le début d’une métamorphose qui accouchera à la longue à une bipolarisation de notre univers politique. Vers le débat télévisé, c’est ce que je pense…          


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